MHSC : Aston Villa offrirait un international tricolore en échange d’Olivier Giroud

Samedi soir, des émissaires d’Aston Villa étaient venus à Marcel Picot pour assister à Nancy-Montpellier (1-0, 28e journée de L1). Leurs objectifs : Olivier Giroud (25 ans) et Benjamin Stambouli (21 ans). Apparemment, les Villans ont particulièrement apprécié le profil du premier. Et pour battre la concurrence dans ce dossier, les Anglais auraient une petite idée derrière la tête.

Le Daily Star annonce ainsi qu’ils seraient prêts à offrir Charles N’Zogbia (25 ans) au MHSC pour les convaincre de lâcher l’international tricolore (3 capes, 1 but). Le milieu offensif indiquait hier à L’Équipe que ses relations avec son coach Alex McLeish étaient tout juste cordiales. Mais le manager songerait sérieusement à se séparer du Français, recruté 11,3 M€ à Wigan l’été dernier, d’après le tabloïd anglais.

Reste à savoir si Montpellier serait ou non sensible à une telle approche, d’autant que N’Zogbia perçoit environ 71 900€ par semaine en Angleterre... D’ailleurs, et sans faire offense à Aston Villa, Olivier Giroud est courtisé par des formations plus huppées encore qui peuvent lui promettre une participation à une compétition européenne la saison prochaine. Quinzième de Premier League et éliminé de toutes les coupes, Villa ne peut pas en faire autant...

PSG : ANCELOTTI ENCENSE SES HOMMES MAIS SE DIT RAVI DES 100 M€ DE BUDGET TRANSFERT

Qatar Sports Investments tient son pari ! La nouvelle direction du Paris Saint-Germain n’a en effet pas lésiné sur les moyens l’été dernier et cet hiver pour recruter des joueurs de talent. L’objectif des décideurs est clair : obtenir si ce n’est le titre, une qualification pour la Ligue des Champions. Et pour l’heure, la mission est une réussite. Si rien n’est joué pour le sacre suprême en Ligue 1, la qualification directe pour la plus prestigieuse des compétitions européennes ne fait désormais plus guère de doute, le club de la capitale disposant de 11 points d’avance sur Lille, troisième. Un parcours réussi donc, dû à l’implication de tous les joueurs, les remplaçants se montrant d’une efficacité à toute épreuve lorsque Carlo Ancelotti fait appel à eux. Interrogé en conférence de presse, le technicien transalpin tresse des louanges à l’égard de ses hommes forts du moment :

 

« Je suis content pour Tiéné, il a joué et a marqué, en faisant un bon match. C’est bon pour lui, pour sa confiance. Ménez a des qualités fantastiques, c’est un joueur très rapide, avec des accélérations incroyables. Il doit être plus constant sur le terrain, mais je suis content de sa performance contre Dijon, il a marqué aussi contre Ajaccio. Il préfère jouer à gauche, j’en ai la possibilité. Moi, j’écoute les joueurs. Il préfère être à gauche, alors je le mettrai là. Nenê, il joue sur tout le terrain (rires) ! Avec Hoarau comme avant-centre, c’est mieux d’avoir Ménez à droite et Nenê à gauche. Mais avec Gameiro, c’est mieux d’inverser car Gameiro aime prendre la profondeur, c’est mieux pour lui. Je suis content de Matuidi, c’est un joueur avec un caractère incroyable, il travaille beaucoup sur le terrain et tout le match. Il est disponible pour ses coéquipiers, il est bon dans la récupération. Il peut remplacer Sissoko sans problème, c’est un joueur de haut niveau. On se doit d’avoir plusieurs milieux de terrain de haut niveau, comme eux. Camara est un bon joueur, mais c’est la concurrence et certains joueurs ne peuvent pas jouer ».

 

Et malgré un effectif déjà pléthorique, les pensionnaires du Parc des Princes devraient encore recruter. Le coach ne le nie pas, faisant le point sur la rumeur Pazzini, et se fixant des objectifs précis : « Nous devons gagner le championnat, être en Ligue des Champions, et attendre la saison prochaine pour être en course. Aujourd’hui, c’est difficile de nous comparer au top européen, car ils ont d’autres qualités. Nous devons nous améliorer en termes de qualités et d’expérience. Je suis content de l’annonce du président (sur le budget transfert), nous pourrons améliorer l’équipe et être compétitif en Europe. On ne va pas changer totalement l’équipe, on a déjà une bonne équipe, mais pas besoin de tout changer. Nous avons cinq ans pour utiliser tout l’argent (rires). Pazzini ? Non ! Nous avons Hoarau, et Guillaume a les mêmes caractéristiques que Pazzini. Il fait du bon travail, j’ai une confiance totale en lui, on n’a pas besoin d’un joueur ayant les caractéristiques de Pazzini ». Voilà qui est dit !

 

LA PRESSE FRANÇAISE S’ENFLAMME POUR L’OM ET BRANDÃO !

Tout le Vieux-Port est en liesse. Pour la première fois depuis 1993, l’Olympique de Marseille atteint de nouveau les quarts de finale de la Ligue des Champions. Une performance de taille pour Steve Mandanda et ses partenaires qui, malgré la défaite hier à San Siro (1-2), sont donc parvenus à écarter l’Inter Milan, vainqueur de l’épreuve en 2010. Club incontournable en hexagone, l’OM a logiquement suscité l’engouement de ses supporters, mais aussi de la presse.

« Héroïques ! », « Simplement magique ! », titre L’Équipe. « L’OM réussit l’exploit à Milan », évoque de son côté Aujourd’hui en France. « L’OM s’accroche à son rêve européen », ajoute La Marseillaise. Des qualificatifs qui rappelleront sans doute à certains les plus belles soirées de LdC d’un OM version 90. Mais un homme est bien évidemment sous le feu des projecteurs ce matin :Brandão. Considéré comme un pestiféré et envoyé au Brésil pour se faire oublier, l’ancien pensionnaire du Shakhtar Donetsk réalise décidément un retour tonitruant sur la Canebière.

Auteur de cinq buts lors de ses premiers matches avec Marseille en 2012, le Brésilien a sauvé la patrie olympienne en égalisant en toute fin de match (avant le deuxième but intériste). Du coup, il récolte logiquement les louanges des médias. « Incroyable Brandão » pour L’Équipe, « Brandão envoie l’OM en quart », poursuit Aujourd’hui en France avant que La Provence ne dise : « Merci Brandão ! » Des remerciements que l’on était loin d’imaginer il y a quelques mois seulement.

 

OM : LES FRÈRES AYEW, DEUX BATTANTS À LA CROISÉE DES CHEMINS ?

Arrivés tous les deux très jeunes au centre de formation de l’Olympique de Marseille André etJordan Ayew sont aujourd’hui les valeurs montantes du club phocéen. Pourtant, le début de l’aventure phocéenne a été compliqué pour les deux frères. « Ce fut très compliqué. Quand j’ai été accepté ici, ma famille m’a demandé si je me sentais prêt. C’est moi qui ai pris cette décision. Je suis arrivé au centre et les jeunes m’ont super bien accueilli, comme des frères. (…) je passais du temps au téléphone avec le Ghana. Les premiers mois ont été compliqués, je ne jouais pas régulièrement dans ma catégorie. C’est à partir de janvier que j’ai pu me faire une place », a déclaré André àFrance Football.

De son côté, Jordan a même pensé à jeter l’éponge. « Je suis simplement venu tenter ma chance. Mais, après la première année, je voulais rentrer chez moi. Ma famille me manquait, voilà. Ma mère a accepté que je revienne, mais mon père n’a pas voulu. Il me disait que j’avais commencé quelque chose et que je devais le finir. Après, seulement, j’aurais pu rentrer tranquillement au Ghana. » Si Abedi Pelé, le père, a bien fait de le convaincre de rester sur la Canebière, reste maintenant à savoir jusqu’à quand l’OM pourra profiter des services de ses deux talents.

Alors qu’il est régulièrement annoncé partant l’été prochain, André ne veut pas entendre parler de séparation. Tout du moins jusqu’à la fin de la saison. « On n’y pense pas, parce qu’on a encore des choses à faire ici. On veut rester le plus longtemps possible ensemble. Ce qui est certain, c’est qu’on sera ensemble au moins jusqu’au 20 mai. Donc, on en profite. » Mais pour Jordan, il y a de fortes chances pour que leurs chemins se séparent l’été prochain. « Un jour ça arrivera. Si André doit partir au prochain mercato, je serai très content pour lui. Il l’aura mérité. »

 

PSG : THIAGO MOTTA REFUSE L’ÉTIQUETTE DE JOUEUR DUR

Six matches et trois cartons jaunes. Thiago Motta n’a pas mis longtemps à coller à sa réputation de joueur dur. Suspendu pour le déplacement à Dijon ce week-end, l’Italo-Brésilien refuse pourtant cette étiquette. « Non, non ! Ce n’est pas vrai », se défend-il dans les colonnes de L’Équipe. À l’instar de Sissoko, il ne veut pas voir les arbitres être influencés par ces insinuations. Toutefois, son geste face à Sorlin le 4 février dernier a fait jaser.

« Pour revenir sur le jeu dur, je sais que j’ai fait une grosse faute sur un joueur (Olivier Sorlin) contre l’Évian-TG (3-1, le 4 février) et je voudrais lui demander pardon parce que je ne voulais pas le blesser. En fait, il arrivait face à moi et je pensais qu’il allait rester debout alors qu’il a taclé. C’était dangereux et je n’ai pas pu l’éviter », a-t-il concédé. « J’essaie simplement de gagner mes duels. Parfois, c’est le cas, d’autres fois non, mais je n’ai jamais l’intention de faire mal. Mes avertissements, le plus souvent, c’est pour contestation, et sur ce point je dois me contrôler parce que ça ne sert à rien. Mais je n’aime pas qu’on me range parmi les joueurs durs, ce n’est pas le cas ».

Devenu rapidement indispensable dans l’entrejeu du Paris Saint-Germain, Thiago Motta ne veut pas tirer la couverture à lui. « D’abord parce qu’il y a de grands joueurs à Paris, capables de faire la différence. Ils le démontrent tous les week-ends. Ensuite, ça me paraît réducteur de résumer une équipe à un seul joueur. Je crois plus en l’équipe qu’en l’individualité », a-t-il indiqué. L’équipe devra donc faire sans lui ce week-end, une première depuis qu’il a débarqué dans la capitale en janvier.

 

LOSC : LES DESSOUS DE LA TRANSFORMATION D’EDEN HAZARD

Élu meilleur joueur de Ligue 1 en 2011 après avoir été nommé meilleur espoir en 2009 et 2010,Eden Hazard (21 ans) a pourtant encore progressé depuis le début de l’exercice 2011/12. Le Belge de Lille a d’abord gonflé ses statistiques personnelles. Onze buts et sept passes décisives, le Diable Rouge a parfaitement assumé ses responsabilités, face notamment aux départs de plusieurs cadres. « Par rapport à la saison dernière, on attendait de lui qu’il marque un peu plus. Ça veut dire qu’il a bien compris le message », a expliqué Frédéric Bompard, adjoint de Rudi Garcia, à L’Équipe.

Plus que ses statistiques, le natif de La Louvière a su étoffer son jeu cette année. Il suffit de le voir multiplier les efforts offensifs et défensifs pour s’en convaincre. « On parle beaucoup de sa technique, mais il a un physique impressionnant. Cette année, il a aussi fait beaucoup plus d’efforts défensifs », a poursuivi le n° 2 du staff lillois. Pour autant, tout n’est pas parfait. Il n’a pas trouvé la faille en Ligue des Champions alors que tous les regards étaient braqués sur lui. Et en L1, il cale face aux cadors.

Pas de quoi inquiéter Garcia. « C’est vrai qu’Eden est devenu encore plus important qu’il ne l’était. C’est aussi un peu logique : il prend de l’expérience, de la maturité. C’est important qu’il soit à son meilleur niveau au moment où on a besoin d’enchaîner les résultats positifs », a-t-il conclu. Une belle manière de mettre Eden Hazard en confiance avant le déplacement du soir à Lyon (27e journée, 21h). S’il peut décrocher une nouvelle distinction personnelle en fin de saison tout en laissant le LOSC en C1, l’intéressé ne dirait sans doute pas non !

 

Officiel Gameiro au PSG

Le Paris-SG tient sa deuxième recrue. Après avoir signé Nicolas Douchez, le club de la capitale a frappé un grand coup en engageant ce dimanche après-midi Kevin Gameiro. L'attaquant de Lorient a paraphé un contrat de quatre ans en présence de Robin Leproux, le président, et Alian Roche, le responsable de la cellule recrutement. Le montant de la transaction s'élève à 11 millions d'euros plus divers bonus.

Le PSG était en concurrence avec le club espagnol de Valence, qui au départ était la priorité du joueur depuis l'hiver dernier. Mais l'ancien Strasbourgeois a ces derniers jours changé d'avis après avoir discuté avec Laurent Blanc lors de la tournée des Bleus en Europe de l'Est. Le sélectionneur de l'équipe de France aurait conseillé à son international de rester dans un grand club français plutôt que de tenter l'aventure à l'étranger, risqué selon lui.

 

Erding poussé vers la sortie ?

Kevin Gameiro quitte donc le Morbihan après trois bonnes saisons. Il a isncrit 50 buts en Championnat en trois ans. Lors du dernier exercice, le natif de Senlis, a marqué la bagatelle de 22 buts. Il a terminé la saison au deuxième rang du classement des buteurs derrière le Lillois Moussa Sow (25 buts).

Gameiro arrive dans un club où il y a déjà deux autres joueurs titulaires à son poste: Mevlut Erding et Guillaume Hoarau. Les deux joueurs sortent d'une saison difficile, avec 9 buts pour Hoarau et 8 en L1 pour Erding. Les dirigeants parisiens pourraient décider de se séparer de l'international turc, misant sur un réveil d'Hoarau avant l'Euro 2012.

Officiel : Benoit Pedretti rejoint le LOSC !

Le suspens n’aurait pas duré bien longtemps. Seulement quelques jours après l’annonce du départ de Yohann Cabaye vers Newcastle, le LOSC a recruté l’expérimenté Benoit Pedretti pour le remplacer.

Lille et l’AJ Auxerre sont tombés d’accord sur les modalités du transfert cet après-midi. L’international tricolore de 30 ans a confirmé l’information à France Football et rejoindra début juillet son cinquième club français après Sochaux, Marseille, Lyon et Auxerre.

«Une saison de folie !»

 

Lille est officiellement sacré champion de France grâce à son match nul à Paris (2-2) lors de la 37e journée de Ligue 1.

 

 

Lille décroche le 3e titre de champion de France de son histoire après 1946 et 1954 ! Le LOSC a obtenu son point décisif au Parc des Princes (2-2). Les Nordistes ont mené deux fois au score par Obraniak (5e) et Sow (60e). Le PSG a réagi par Hoarau (45e), qui a été expulsé par la suite, puis avec Bodmer (73e). Lille possède six points d’avance sur Marseille qui n’a pas été en mesure de battre Valenciennes (2-2). La 3e place qualificative pour la Ligue des Champions reste ouverte entre Lyon, accroché par Caen (0-0), et Paris, repoussé à deux points de l’OL. En bas de tableau, Monaco reste relégable (18e) malgré sa victoire à Montpellier (0-1) puisque dans le même temps Nancy s’est imposé à Rennes (0-2). Sept équipes se tiennent en deux points entre la 12e et la 18e place, avant la dernière journée !

Blanchi dans l'affaire des quotas, Laurent Blanc s'est exprimé sur TF1.

Il était resté muet durant de longs jours. Mis au banc des accusés dans l’affaire des quotas, Laurent Blanc est enfin sorti du silence. Blanchi par la commission d’enquête, le sélectionneur de l’équipe de France s’est adressé au grand public au micro de TF1. Une intervention durant laquelle le Cévenol a avoué être très affecté par tout ce déchainement médiatique.

« J’ai très mal vécu cette affaire. Je le vis encore très mal. On est allé au-delà du sélectionneur, on a touché l’homme. » Blessé, Blanc est également revenu sur les rumeurs annonçant son départ. Car s’il ne rendra pas son tablier, l’ancien coach bordelais a déclaré qu’il a bel et bien pensé à le faire. « Ca m’a effleuré l’esprit oui, je dois l’avouer. Démissionner n’aurait pas été la bonne solution. Le moral et l’envie ont repris le dessus. »

Maintenu, Blanc va donc désormais pouvoir se concentrer sur les prochains rendez-vous en bleu. Mais avant, le sélectionneur a tenu à s’excuser publiquement des propos qui lui ont été attribués. « Je tiens à m’excuser des propos tenus lors de cette réunion qui a dérapé. Sortis de leur contexte, ces dires ont pu être blessants pour les gens que je connais, mais aussi pour ceux que je ne connais pas. »

S’il ne s’est pas montré bavard sur les possibles changements à venir dans la formation de jeunes footballeurs, Blanc a assuré que son mode de sélection n’en sera pas affecté. « Les critères de sélection seront les mêmes à chaque poste, par contre, l’homme sera différent. » En attendant de voir comment se comporteront les Bleus lors de leurs prochains matches, une chose est sûre : Blanc n’en ressort pas indemne. « Je ne souhaite ça à personne », a-t-il conclu.

«Il faudra nous marcher dessus»

Lille mérite d'être champion

« Le Championnat est un marathon, ils ont pris la tête et ont su garder un rythme de champion. Ça commence à se dessiner et ils le méritent amplement. Ils ont prouvé tout au long de la saison. Défensivement et surtout offensivement, c'est l'équipe la plus complète. Leurs forces ? C'est un groupe de potes, on voit qu'ils prennent plaisir à se faire mal. Ils ont aussi un coach très intelligent, qui a su bien recruter. La mayonnaise a pris dès le départ et certains joueurs sont d'une grande efficacité cette année. Il n'y a pas de secret, ils sont costauds derrière et devant, donc ils sont là où ils doivent être. »

La finale de la Coupe se jouera au mental

« De toute façon, on y va pour essayer de garder notre titre. Après, sur une finale, tous les compteurs sont remis à zéro. Pour moi, ça va se jouer au mental, ça va être un combat, c'est sûr. On connaît leurs forces et on en a quelques-unes, quand même. Au vu de leur forme du moment, on est outsider, mais il faudra nous marcher dessus samedi pour nous enlever ce trophée. »

La Coupe ou la C1 ?

« Pour le CV, aucun trophée n'est négligeable. Quand je vois celui de Grégory Coupet par exemple, ça donne envie... Disputer une finale de Coupe de France, ça n'arrive pas souvent dans une carrière. Quand j'étais à Gueugnon et au Havre, je n'ai jamais été aussi loin. Gagner cette finale-là, c'est très important. Mais c'est sûr que quand on aime le haut niveau, la forte pression, on veut le meilleur. Et le meilleur, en Championnat, c'est se qualifier pour la Ligue des champions. Il nous reste trois matches pour jeter les dernières forces dans la bataille. On y reviendra après, d'abord il y a cette finale et il ne faut penser qu'à ça. »

La Coupe, pas un lot de consolation

« C'est une finale au stade de France, quand même ! Pour moi, ça représente énormément. On a fait tout un pataquès sur l'intérêt de la Coupe de la Ligue, mais quand les Marseillais ont soulevé le trophée, il n'y en a pas un qui faisait la gueule ! On y tient, ce n'est pas un lot de consolation, loin de là. On a envie de la gagner, point. Et on mettra tout ce qu'il faut pour le faire. »

L'OM y croit, mais...

Battre Brest est évidemment impératif. «Comme d'habitude», commente Deschamps mais sans doute encore davantage aujourd'hui après avoir lâché 5 points lors des deux derniers matches. «Je ne regrette pas forcément ceux-là, ajoute t-il, ceux qui me font le plus mal, ce sont ceux lâchés lors des deux premières journées. Maintenant, il faut d'abord reprendre goût à la victoire et secondo, asseoir notre deuxième place.» Assurer une place en Ligue des champions, tel est l'objectif que rappelle l'entraîneur marseillais. Didier Deschamps espère que «ses joueurs sont encore motivés par le titre. Je pense que c'est jouable de terminer premier. Et je ne suis pas restrictif quand je dis qu'il faut d'abord qu'on assoit notre deuxième place ; je suis seulement réaliste. Car ça peut bouger au-dessus, mais aussi en-dessous... » L'entraîneur marseillais a visiblement besoin de digérer la dernière défaite à Lyon, qui lui ôte peut-être ce deuxième titre consécutif dont il rêvait encore.

 

Avec un calendrier favorable sur le papier, les Marseillais s'accrochent à ce mince espoir de voir Lille lâcher enfin. «Ça devient compliqué mais moi j'y crois, assure par exemple Mandanda. Il faut gagner les quatre matches et on verra bien. Il reste encore 12 points à prendre.» Très lucide sur les carences défensives de son équipe, le secteur fort la saison dernière, le portier phocéen n'oublie pas ses responsabilités : «On prend plus de buts cette année. Si on perd à Lyon, c'est à cause du secteur défensif. Et je m'inclus dedans. Je suis moins décisif sur les dernières prestations. J'en suis conscient. Je ne sais pas pourquoi mais il va falloir rectifier le tir pour les quatre derniers matches.» Il n'est pas simple pour lui de trouver des explications : «Ce n'est pas dans la tête. Nous dégageons une force collective mais nous sommes peut-être plus fébriles dans certaines situations. Mais il ne faut pas tomber dans la déprime et se servir de ce qui n'a pas fonctionné pour ne plus calculer pour prendre ces 12 points sur les quatre dernières journées. Et d'abord gagner à domicile.»